Sunday, 9 December 2012

Notre voyage, chapitre 1 : Premier aperçu d'Hong Kong / Our journey, chapter 1: arrival in Hong Kong

Ceci est l'histoire de notre voyage en Asie; les deux premiers épisodes parlaient de notre préparation et de nos vaccins.

Ca y est, il est l'heure de partir ! Nous sommes le samedi 3 novembre 2012.  Les valises sont prêtes (en fait, un gros sac et deux sacs à dos), les avions et les hôtels sont réservés, les plantes sont en pension chez les parents Ours, les poubelles et le frigo sont vides, l'appartement est propre et prêt à rester vide pendant trois semaines.  L'après-midi, nous allons déposer les chats chez un couple d'amis, puis nous passons à l'aéroport pour déposer notre gros sac. L'avion ne part qu'à 23h40, mais avant, nous allons faire un petit tour à la soirée d'Halloween organisée par des amis de Mr Ours qui habitent à quelques centaines de mètres de chez nous. C'est la meilleure occasion de l'année pour que Mr Ours revoie la plupart de ses amis, il n'allait pas manquer ça ! Nous y allons à pieds, restons le temps de discuter un peu et de boire une ou deux bières, puis revenons à l'appartement pour y déposer nos vestes d'hiver et prenons un taxi pour l'aéroport.  Nous avons juste le temps d'embarquer (l'embarquement a commencé étonnamment tôt) et voilà que l'avion nous emmène vers d'autres cieux.

Le voyage en avion ne m'a pas vraiment paru long : le temps de partir, de prendre le souper, de regarder un film, je me suis endormir sans difficulté vu qu'il était déjà fort tard en heure finlandaise. Ce n'est pas très confortable, mais je ne me suis réveillée que quand les hôtesses ont rallumé les lumières, deux heures avant l'arrivée. Petit déjeuner, un autre film, remplissage des papiers d'immigration, et on atterrissait.

A Hong Kong, c'était déjà l'après-midi. Malgré la taille de l'aéroport (immense), tout est si bien indiqué que nous nous sommes retrouvés à la sortie avant d'avoir eu le temps de s'en rendre compte.  Nous avions le choix entre prendre le train vers le centre-ville, ou prendre un taxi ; trouver notre hôtel depuis la gare nous semblait fastidieux, nous avons pris un taxi. Dans la file d'attente, on nous a donné une petite carte résumant nos droits en tant que "clients", dans le but évident de prévenir les arnaques. Sympa !  Les taxis hong-kongais sont tous des Toyotas rouges à toit gris, un peu vieillots mais au tarif très raisonnable (suivant nos critères finlandais).

Mr Ours et moi n'avions pas noté que l'aéroport de Hong Kong était si loin de la ville elle-même. Notre trajet en taxi a duré environ 45 minutes, quand même, mais ça nous a permis d'avoir une magnifique vue de la ville. Il faisait beau et clair en cette fin d'après-midi, et nous avons admiré les montagnes au pied desquelles se situe la ville, les palmiers qui décorent les ronds-points, les grands viaducs qui surplombent la mer, et la ville elle-même, immense, qui donne le vertige rien qu'à tenter de voir le toit des grattes-ciels... Même si le trajet a été un peu plus cher et plus long qu'en train, ce premier aperçu a lancé notre séjour de la plus belle façon.

Notre hôtel s'appelait "Butterfly on Hollywood", un nom que je trouvais très poétique jusqu'à ce que j'apprenne son origine : "Butterfly" est le nom de la chaîne, et "Hollywood" est celui de la rue.  Hollywood road est d'ailleurs l'une des plus anciennes rues de la ville et se trouve à la limite entre la ville "moderne" et la ville "ancienne". Le tout se trouve sur l'île d'Hong Kong, qui constitue en quelque sorte la moitié du "centre-ville"; l'autre moitié se trouve sur le continent et s'appelle Kowloon.

A l'arrivée à l'hôtel, une troupe d'employés nous attendaient et un jeune homme très sympathique nous a conduit à notre chambre, tout en nous conseillant des choses à visiter (le lendemain, il nous a remis un petit prospectus qu'il avait annoté à notre attention). Le temps de s'installer, la migraine qui m'attendait au tournant en a fait de même, tandis que le soleil en profitait pour aller se coucher. J'étais loin d'avoir envie de sortir, mais Mr Ours m'a convaincue d'aller au moins prendre un peu l'air dans le quartier et d'acheter des anti-douleurs. Il a eu tout à fait raison : ça m'a fait beaucoup de bien, et au bout de quelques minutes et d'un bon cachet, tout était rentré dans l'ordre.

Pour cette première soirée en ville, nous nous sommes baladés au hasard dans les environs, sans appareil photo, le nez en l'air. Le quartier près de l'hôtel était très "chinois" : plein de petites boutiques ou de restaurants qui empiétaient sur le trottoir, des produits dont la moitié nous étaient tout à fait inconnus, des enseignes lumineuses en chinois, des échafaudages en bambou, des odeurs étrangères, et une très forte animation, au point qu'il était parfois un peu difficile de se frayer un chemin dans la foule !  L'ambiance était vraiment chaleureuse - et pas uniquement grâce aux 28° ambiants.  Dans la partie plus moderne, la foule était tout aussi dense, les voitures et les enseignes éclairaient la rue ou toute la ville semblait se retrouver. Aux alentours de l'International Financial Centre (une galerie commerciale haut-de-gamme, en fait), des galeries pour piétons assez larges surplombent les rues. Elles étaient toutes bordées de groupes de femmes assises sur des cartons qui pique-niquaient en pleine ville !  Sur des centaines de mètres, il n'y avait que ça.  J'ai appris par la suite que le dimanche est le seul jour de liberté des employées de maisons étrangères qui vivent à Hong Kong, et ces pic-nics dans toute la ville sont leur façon de se retrouver. Nous n'avons pas pu prendre de photos, mais l'ambiance était assez surréaliste !

Nous avons ainsi marché pendant une heure ou deux.  En ce dimanche soir, tous les magasins étaient ouverts, et tous pleins de monde. Au bout d'un moment, nous avons commencé à avoir faim et nous sommes retournés vers le quartier d'où nous venions et qui était plein de petits restaurants. Mr Ours a jeté son dévolu sur une grande salle pleine de monde qui s'appelait "Café Coral". En fait, il s'agissait d'une sorte de fast-food chinois. On commande et paie à la caisse qui se trouve près de l'entrée, puis on attend que notre numéro soit affiché pour venir chercher notre commande au comptoir. Heureusement pour nous, la carte affichée en grand sur le mur avait de belles photos et une traduction sommaire en anglais, mais pour le reste, il nous a fallu un peu de temps pour comprendre le principe face à une caissière qui ne parlait pas anglais... On a fini par se retrouver à table avec notre "cassolette coréenne" qui était en fait un menu soupe + riz et viande + une petite coupelle bizarre dont on n'a pas pu déterminer si c'était un apéritif ou un assaisonnement (il y avait des petits bouts de pickels sucrés et de quelque chose qui devait être des moules !?). Avec en plus, une boisson gingembre-citron-miel pour moi (délicieux !) et un coca pour monsieur.

Une fois à table avec nos plats, la difficulté ne s'arrête pas là. D'abord, il faut arriver à manger sur un plateau archi-rempli (avec la soupe, le plat, la coupelle et la boisson), posé sur une table taille MacDo qu'on partage à deux. Autant dire qu'il faut gérer l'organisation de l'espace. Ensuite, il y a le problème des couverts, un souci qu'on a eu tout au long de notre séjour. Parce que, pour manger tout ça, on a reçu une fourchette et une cuillère (même pas de baguettes ce coup-là). A priori, on se dit que la cuillère, c'est bien pratique pour manger la soupe. Sauf que dans la soupe, il y a des tas de morceaux non-identifiés (une sorte d'omelette coupé au carré, et puis des trucs plats blancs avec un bord rose fluo) qui sont vraiment gros et difficiles à mettre dans une cuillère. Ensuite, au fond de la soupe, il y a des nouilles de riz - et ça, quoi qu'on fasse, elles finissent par retomber dans la soupe et tout éclabousser. La solution serait de les couper en morceaux, mais on n'a pas de couteau...  Même souci pour le plat principal : le riz, ça s'attrape à la fourchette ou à la cuillère, mais les longues lanières de viande, il faut les couper avec les dents puis les laisser retomber. Pas top classe.

Sinon, la nourriture était vraiment très bonne, bien que très différente de celle qu'on nous sert dans les restaurants chinois en Belgique ou en Finlande. C'est plus copieux, plus épicé, et les morceaux sont plus gros. On est rentrés à l'hôtel repus et avec une seule envie : dormir (il était environ 21h, heure locale - parfait !). La suite, je pense que je vous la raconterai dans un nouvel épisode !



A = Airport/Aéroport / B = Hotel / C = Kowloon 




This is the story of our trip to Asia, continuing after the tale of our preparations and our vaccinations.

That's it, it's time to leave! It is now Saturday, November 3, 2012. Our bags are packed (in fact, a big check-in bag and two backpacks), planes and hotels are booked, our plants have temporarily moved in with the Bear parents, all garbage is out and the fridge is empty, the apartment is clean and ready to remain empty for three weeks. In the afternoon, we bring the cats to a couple of friends and then we go to the airport to drop off our big bag. The plane leaves only at 23:40, but before we drop by the Halloween party organized by friends of Mr Bear's who live a few hundred yards from us. This is the best occasion of the year for Mr Bear to see most of his friends, he would not miss it! We go there on foot, stay time enough to talk a little and drink a beer or two, then back to the apartment to drop off our winter jackets and take a taxi to the airport. We have just enough time to board (boarding began surprisingly early) and now the aircraft takes us to far away places.

The flight did not really feel very long: by the time we left, had supper and watched a movie, I fell asleep without difficulty as it was already very late in Finnish time. It was not very comfortable, but I woke up only when the hostesses rekindled the lights, two hours before arrival. Breakfast, another film, filling immigration papers, and landing.

In Hong Kong, it was already afternoon. Despite the size of the airport (huge), everything was so well organised that we found ourselves at the exit before I even had time to realize I was at the other end of the world. We had a choice between taking the train to the city center, or take a taxi; finding our hotel from the station seemed tedious, so we took a taxi. In the waiting line, we were given a small card summarizing our rights as "clients" in order to prevent obvious scams. Very practical. Hong Kong's taxis are all red Toyotas with a silver roof, a little outdated but very reasonable priced (according to our Finnish criteria).

Mr Bear and I did not know that the Hong Kong airport was so far from the city itself. Our taxi ride lasted for about 45 minutes, but it allowed us to have a magnificent view of the city. It was sunny and clear at the end of the afternoon, and we admired the mountains at the foot of which the city is located, palm trees decorating the roundabouts, major viaducts that overlook the sea, and the city itself, immense, dizzying... Even though the ride was a little more expensive and longer than the trip by train, this first glimpse launched our stay in the most beautiful manner.

Our hotel was called "Butterfly on Hollywood", a name that I found very poetic until I learned its origin: "Butterfly" is the name of the chain, and "Hollywood" is the street. Hollywood Road is also one of the oldest streets of the city and is the boundary between the "modern" and the "old" parts of the city. It is located on the island of Hong Kong, which is somehow half of "downtown"; the other half is on the continent and is called Kowloon.

On arrival at the hotel, a crowd of employees were waiting for us and a very nice young man led us to our room, while advising us of things to see (the next day he gave us a little flyer that he annotated to our attention). By the time we set in, so had the sun and the migraine that had been hovering over my head. I had no desire to leave the room, but Mr Bear convinced me to at least go get some air in the neighborhood and buy painkillers. He was quite right: it did me much good, and after a few minutes and a pill, everything was in order.

For our first evening in town, we wandered around at random, without a camera, nose in the air. The area near the hotel was very "Chinese": lots of little shops and restaurants which encroached on the sidewalk, half of the products quite unknown to us, neon signs in Chinese, bamboo scaffolding, the odors, and a strong animation, so much that it was sometimes a little difficult to find a way through the crowd! The atmosphere was really warm - not only because of the 28°. In the modern part, the crowd was just as dense, cars and signs illuminated the streets where all the people seemed to gather. Around the International Financial Centre (a high-end shopping mall, in fact), wide galleries for pedestrian overhang the streets. They were all lined with groups of women sitting on cardboard and picnicking right in the middle of the city! For hundreds of meters, these strange but happy groups were lining up. I learned later that Sunday is the only day of freedom for foreign domestic workers living in Hong Kong, and these pic-nics in the city are the way they meet. We were not able to take pictures, but the atmosphere was quite surreal

We walked for an hour or two. Although it was Sunday evening, all shops were open, and all crowded. After a while we started to get hungry and we returned to the area where we came from and which was full of small restaurants. Mr Bear had set his sights on a crowded room named "Coral Cafe". We soon understood it was a kind of Chinese fast food. We ordered and paid at the cash register, which is near the entrance, and then waited for our numbers to be displayed on a screen to pick our food at the counter. Fortunately for us, the menu displayed in large letters on the wall had nice pictures and a rough translation in English, but for the rest, it took us a little time to understand the way it worked without the help of the cashier who did not speak English.  We ended up at the table with our "Korean casserole" that was actually a menu with soup + meat + rice and a small weird dish that we could not determine whether it was an appetiser or seasoning (there was bits of sweet pickles and something that should be mussel!?). Plus a drink: ginger-lemon-honey for me (yum!) and a coke for him.

Once at the table with our food, the difficulty was not over. First, we must had to eat on a tray archi-filled (with soup, dish, the small plate and drinks), placed on a table the size of the smaller one at McDonald's and that was to be enough for the two of us. It does require some skill in the organization of space. Then there was the problem of the tableware, a concern we had throughout our stay. Because to eat it all, we got a fork and a spoon (not even chopsticks that time).  At first sight, one would think  that the spoon is handy for eating soup. Except that in the soup, there are a lot of unidentified pieces (a kind of omelette cut in squares, and then flat white stuff with a bright pink edge) that are really big and difficult to put in a spoon. Then, at the bottom of the soup, there are rice noodles - and that no matter what tool you try to use, they eventually fall into the soup with a splash. The solution would be to cut them in pieces, but the knife was missing... Same concern for the main dish: the rice can be easily picked up with a fork or spoon, but the long strips of meat can only be cut with the teeth and then dropped back. Not so classy.

Otherwise, the food was very good, although very different from the one we get in Chinese restaurants in Belgium and Finland. This is more generous, more spicy, and the pieces are bigger. We returned to the hotel fully satiated with one desire: to sleep (it was about 21h local time - perfect!). The rest I think will be told in new episode!

5 comments:

  1. Merci de nous faire partager ce premier jour, comme si on y étaient ! C'est vrai que la bouffe chinoise locale n'a pas grand chose à voir avec celle qu'on peut manger en Europe ! En Chine, j'avais trouvé que c'était bien meilleur !

    ReplyDelete
    Replies
    1. Moi aussi, il faut juste avoir confiance par rapport aux nombreux ingrédients non-identifiés :D

      Delete
  2. Il ne vaut peut-être mieux pas trop savoir justement ce que c'est. Cela perdrait de son charme.

    Votre arrivée est déjà haute en couleurs locales et j'attends la suite de votre périple qui me fait vraiment voir la Chine autrement.

    ReplyDelete
    Replies
    1. Merci, je continue très bientôt :)

      Delete
  3. Même sans photo, on a l'impression d'y être ;). Je sens presque l'odeur des petites échoppes. J'avoue que j'ai un peu peur de partir en Asie sans organisation à cause des langues. Je me débrouille en anglais et j'ai des notions de japonais mais pas sûr que ce soit suffisant. Allez hop, j'enchaîne avec le prochain épisode.

    ReplyDelete