Saturday, 19 December 2009

[Mes lectures] Deux romans de Franck Thilliez

Une amie m'a généreusement prêté deux thrillers de Franck Thilliez; c'est un auteur français qu'elle adore et que je ne connaissais pas du tout. J'ai donc lu "Deuils de miel" et "La forêt des ombres" pour découvrir pleinement son oeuvre. Et pour une fois, je vous offre une double critique...


Résumés:

Dans Deuils de miel, on découvre le commissaire Sharko, un héro qui a visiblement déjà été présenté au public de Thilliez via une autre oeuvre. Il a perdu sa femme et sa fille dans des circonstances particulièrement traumatisantes, et le voilà qui doit se forcer pour faire encore face à la vie et dominer ses pulsions de vengeance. Sa reconstruction passe par la reprise du métier qui est toute sa vie maintenant, celui d'enquêteur. On lui confie donc un cas particulièrement surprenant: une femme retrouvée morte, agenouillée, nue et entièrement rasée dans le confessional d'une église. Elle a visiblement été assassinée d'une façon inédite: ses organes ont implosé. Et voilà Sharko parti à la chasse d'un meurtrier amateur d'énigmes aussi cruel qu'astucieux...

La forêt des ombres met en scène David Miller, embaumeur et auteur de polars amateur, qui est un jour contacté par un vieil homme handicapé, Arthur Doffre. Celui-ci lui fait une offre étrange: il lui demande, contre une rémunération mirobolante, de l'incarner dans un polar où il ferait également revivre un tueur en série historique terriblement cruel et dont le mystère n'a jamais été totalement percé. Et comme si ce n'était pas déjà assez bizarre, il exige que David vienne écrire son roman, en un mois, dans un chalet perdu au milieu des bois. Evidemment, dès que David, sa compagne et sa petite fille arrivent sur les lieux avec Doffre et sa compagne, les mauvaises surprises s'accumulent, et petit à petit la psychose s'installe...


Mon avis:

Tout à fait honnêtement, même si j'ai été contente de découvrir un auteur assez populaire en ce moment (et merci à Gaëlle pour le prêt), j'ai été assez déçue de ces deux lectures. Il y a des thrillers dont l'intrigue palpitante fait oublier la pauvreté du style; des polars dont les personnages hors du commun dissimulent une intrigue sans grand intérêt; des romans noirs dont le style rachète les faiblesses du fond. Mais ces deux romans-là n'ont pas grand-chose à offrir au lecteur exigeant ou blasé.

Point de vue intrigue, d'abord. A ce niveau-là, "Deuils de miel" a une longueur d'avance: si le jeu de piste mis en place par le tueur est quand même largement capillotracté (terme qui fait beaucoup plus sérieux que "tiré par les cheveux", il faut bien l'avouer), le lecteur a au moins la satisfaction de ne pas pouvoir deviner les rebondissements de l'enquête. Quoi que, ceci ne vaut pas pour un petit mystère annexe franchement facile à résoudre bien avant le héro. Par contre, en ce qui concerne "La forêt des ombres", quelle déception ! Au fur et à mesure que le soi-disant mystère se met en place, on repère sans le vouloir les éléments qui seront censés créer la panique. Ils sont tellement évidents que ça en est désespérant. Je n'irai pas jusqu'à dire que j'aurais pu deviner pas à pas ce qui allait se passer, mais quand on souhaite être surpris par le tableau et qu'on commence par nous déposer tous ses éléments en main, c'est beaucoup moins amusant... Pour tout dire, arrivée au milieu du livre, je n'avais plus tellement envie de savoir la suite. La mort pour un polar !

Reconnaissons quand même à Franck Thilliez une certaine inventivité dans la création de ses décors. D'accord, le chalet dans les bois construit autour d'un chêne, ce n'est pas courant. Les expériences qu'on y mène non plus. L'épave abandonnée dans un espèce de dépotoir à bateaux où il emmène Sharko, le confessional de l'église où on lui offre la première victime, on ne les trouve pas dans tous les polars. C'est un fait. Mais "inventivité" ne veut pas dire "originalité". Les décors de Thilliez sont trop grandioses, comme sortis d'un film sans prétention, un assemblage de produits certifiés à haute teneur en adrénaline. Facile de placer un huis clos dans un chalet lugubre perdu au fond des bois et isolé par la neige; le jour où un auteur enfermera ses personnages dans un loft tout confort au milieu d'une grande ville et arrivera à y insufler une atmosphère de terreur, alors là je dirai bravo. Les scènes sont parfois un tel ramassis de clichés que ça en devient un peu ridicule, comme cette station de métro fantôme à laquelle on accède par le sous-sol d'un bar sordide... On a même les roulements de tam-tams en fond sonore et les néons malades pour illuminer la scène. Manquerait plus qu'un albinos aux mains de géant pour vous y conduire, mais pas de bol, on n'aura droit qu'au grand noir à dreadlocks...

Point de vue personnages, d'ailleurs. Là aussi, le maître-mot est: clichés. Sharko rentre parfaitement dans le moule du flic ravagé par la vie et la violence, et sa patronne c'est la belle plante parfaitement à l'aise dans son rôle de maîtresse au milieu des durs; David Miller c'est le brave type un peu rêveur et très amoureux, sa femme la mégère hystérique ou en bonne voie de le devenir, Doffre, le milliardaire impotent mais volontaire. Vous les avez déjà croisés ? Malheureusement, moi aussi. Ce qui ne leur donne pas plus de crédibilité, vous remarquerez. Comment peut-on être aussi impunément violent que Sharko, aussi naïf et prévisible que Miller ? Il est peut-être là, le mystère de l'intrigue.

Quant au style... Il varie entre le "passable" et le "médiocre". Je dois dire que j'ai eu du mal avec les dialogues, peu naturels. Pour le reste, ça se laisse lire, sans aucun intérêt. Ce qui est un mal courant au pays des thrillers, il faut bien l'avouer, mais pas systématique: je suis en train de lire un polar qui échappe totalement à cette règle, je vous en reparlerai. Et puis, dans d'autres cas, comme je le disais, on pardonne ce défaut lorsqu'on est transporté par une histoire palpitante... ce qui n'est pas le cas ici.

Pour conclure, je suis bien obligée de constater une chose: je suis devenue difficile en matière de romans policiers. C'est un genre que j'ai toujours aimé lire et à force, je vois trop vite les ficelles, je fais trop souvent des comparaisons, je ne suis plus aussi facilement surprise. C'est bien dommage pour moi, parce que ça m'a empêchée d'apprécier une lecture dans laquelle, je peux très bien le concevoir, certains trouveront beaucoup de divertissement. Dans tous les cas, Franck Thilliez et moi, je crois que ça n'a pas été le coup de foudre. Mais que ça ne vous empêche pas de tenter votre chance parmi ses pages...

Friday, 18 December 2009

Ma rencontre avec Sainte Lucie / Meeting Santa Lucia

Dimanche passé, c'était mon jour de courses pour les cadeaux de Noël. Un dimanche, oui, parce que les magasins sont ouverts à l'approche de Noël. Ca nous a valut une longue promenade dominicale dans le froid (quoi que ça ait empiré depuis) et sous la neige qui tombait légèrement mais continuellement entre les guirlandes illuminées. Un vrai décor de Noël !

Or, alors que Mr Ours et moi faisions un petit détour par le vrai, le grand, le beau magasin Stockmann du centre-ville, voilà que nous découvrons une procession sur le point de parcourir la principale rue commerçante, Aleksanterinkatu. Par curiosité nous rejoignons la masse d'enfants avec leurs parents qui attendaient sur le bord de la route, et qui passe devant nous ? La Sainte Lucie de cette année !

Car chaque année, les écoles suédophones élisent une jeune fille qui représentera la Sainte Lucie de l'année. Son rôle symbolique est de combattre le noir de l'hiver grâce à la couronne de bougies qu'elle porte sur la tête, et chaque année elle vainc, puisqu'à partir de fin décembre les jours arrêtent enfin de raccourcir; son rôle pratique c'est d'aller apporter la joie et la lumière dans des homes, écoles, prisons, etc. C'est une tradition purement suédoise qui ne survit en Finlande que via la minorité suédophone.

Cette année donc, c'est une certaine Ellen Husberg qui a remporté la couronne de Santa Lucia. Nous ne l'avons pas vue descendre des marches de la cathédrale blanche, mais nous avons pu apprécier le joli cortège plein d'enfants en longues robes blanches qui l'accompagnait. Je n'avais pas mon appareil photo alors je vous reproduis celles du site d'Yle, la télévision nationale. Elle est jolie la petite sainte, non ?




Last Sunday was my Christmas presents shopping day. This required a long walk in the cold (but it's been worse since) and under the snow that kept falling softly but steadily. A real Christmas feeling !

While Mr Bear and I were heading to the real and only city-centre Stockmann department store , we came across a sort of parade about to pass along the main shopping street, Aleksanterinkatu. Curious as I am, I joined the crowd of kids and parents waiting on the side. And guess who I saw passing in front of me ? This year's Santa Lucia !

Every year, Swedish-speaking schools elect a young girl who will represent Santa Lucia for the year. Her symbolic role is to fight against the dark winter thanks to her crown of candles, and every year she wins, since from December on days stop shortening; her practical role is to bring light and joy to hospitals, retirement homes, prisons, orphanages and schools. It's a purely Swedish tradition that only lives in Finland through its Swedish speaking minority.

So this year, a girl named certaine Ellen Husberg won Santa Lucia's crown. We did not see her walking down the steps of Helsinki's cathedral, but we could enjoy the nice parade full of children wearing long white dresses to accompany her. I didn't have my camera along so I reproduced the pictures from the website of Yle, the Finnish national tv channel. Isn't she pretty, the little saint ?





Thursday, 17 December 2009

The Cacao Cups War

Everyone knows that living with someone isn't always easy. Very often, problems arise when the people involved have different levels of tolerance towards dirt and untidyness. One will feel like he (or more usually, she) is doing all the work while the other won't understand why she even bothers since the place is clean enough. So common.

When I moved in with Mr Bear, I was a little worried: he seemed to be the very demanding kind of home owner, while I used to be rather untidy. But as I felt more and more at home, I started to enjoy a spotless environment and I found it easier to keep things where they should be when you only brought the minimum amount of stuff you need (that's the good side of luggage limitations in planes). We also tend to feel the need for a good cleaning at about the same time, and we do it easily together: the tasks he hates don't bother me, and the opposite.

However, this domestic heaven couldn't last. As time past, I took more and more in charge: I do the laundry because I don't like the way he treats my clothes, I do the dishes and keep the kitchen clean because he's not thorough enough for me, I take care of the plants because he keeps forgetting, etc. I don't really mind since I spend more time home than he does, so it's only fair. However, I stopped smiling when I noticed, some months ago, that he has now become a very untidy kind of person. He will leave everything exactly where he used it, his dirty clothes on the floor, his sport bag in the middle of the living room, the dishes he used on the table or around his computer... I guess he's now used to me being around and collecting everything. Very, very bad habbit.

What bothers me most is the way he treats his cacao cups. Mr Bear loves drinking some strange beverage made of cacao powder, sugar and cold milk, the three of them not really mixed but rather added to each other in sort of layers. This strange preparation has the chemical particularity of resisting cleaning as soon as it's dry. So before you put them in the dishwasher, you need to fill the dirty cups with water, leave them for about thirty minutes then rince them. Mr Bear never, ever does that: he'll just leave the cup where he drank it and expect his home fairy (myself, unwillingly) to collect them, clean them, put them in the dishwasher then back to the shelf where they belong. And I hate it, partly because those dirty cups everywhere look terrible in the appartment, partly because when I gather the courage to fill in the dishwasher, I hate having to wait for the cacao to melt in water, and partly because I consider he could make this little effort himself.

So it's been a problem for a while. I asked, begged, raved, threatened: Mr Bear admits he should make an effort but won't. I became real angry and stopped talking to him for a while: he repented and brought his cups back to the kitchen for a couple of days, but it didn't last. So I didn't know what to do: I can't always play the angry girl, I hate it myself. Being nice didn't work, being mean didn't either, so I had only one solution: being clever.

The plan I imagined is quite simple. I just refused to bring his cups back to the kitchen anymore, neither the rest of his dishes. I decided to clean up my mess and leave his where it is. I made it clear I wouldn't touch anything on his desk or on the little table where he tends to leave his stuff: if he wants them to be cleaned, he'll need to bring them to the kitchen (and fill the cacao cups with water himself).

The disadvantage of all this is, I have to stand the view of this mess in the living room, but I hope it won't last. Meanwhile, the maths are on my side. Considering that:
- Mr Bear will only use for his cacao a certain sort of cup, and we have only six of those;
- Mr Bear drinks on average one cacao per evening;
- I won't use the diswasher if it's not full, which happens on average once every fifth day;
- Mr Bear will never do the dishes himself;
the conclusion is obvious: when he runs out of cups, he will bring them to the kitchen. Only bad luck, the dishes were done the day before, the diswasher is now almost empty. So he'll be out of cups for four more days. And that will be very, very annoying. Hopefully, he'll start reflecting: "maybe I should bring my cups to the kitchen as soon as they're empty, so that way I won't miss the next dishwasher run".

I've been trying this out for a couple of weeks and I realised I need to be patient. At first, his average use of cups decreased since he forgot to buy milk, so when he realised there was only one cup left, the dishwasher was almost full. The second time, he saw me while I was filling in the dishwasher and brought his cups right on time. But today... Today, he's out of cups: all of them are in the living room, dirty, and the dishwasher is running right now. Perfect timing. Now let's see how that works...

Wednesday, 16 December 2009

[Le blog du mercredi] Lilyn Kirjahylly

Ce mercredi, c'est un blog littéraire que je mets en valeur. J'alterne blogs littéraires et autres, et comme il me reste plus d'une centaine de beaux blogs lecture à vous présenter, le matériel ne manque pas. Je n'ai donc, toutes les deux semaines, que l'embarras du choix... Qui vous présenter parmi tous ces gens qui vous font découvrir leurs lectures via de beaux commentaires ?

Celui que j'ai choisi cette fois-ci, je l'ai sélectionné pour plusieurs raisons. D'abord, il est tout jeune, tout neuf, tout frais, et de ce fait peu fréquenté; un peu de pub ne lui fera pas de mal. Ensuite, j'aime beaucoup le design sans défaut: trop souvent, les blogs amateurs se retrouvent avec des photos déformées, des couleurs criardes ou des textes difficiles à lire; j'en apprécie d'autant plus quand la forme vous donne envie d'aller jusqu'au fond. Enfin, la demoiselle qui tient ce blog m'a récemment prêté plusieurs livres que j'ai eu plaisir à lire; faire un peu de publicité pour son blog est donc un moyen de la remercier.

Je vous présente donc Miss Spooky Muffin et ses nouvelles pages intitulées "Lilyn kirjahylly", la traduction finnois de "la bibliothèque de Lily". Voici ce que Lily dit d'elle-même:

Un blog de plus sur la toile... moi qui ne suis pas blogueuse, pas assidue et trop mal organisée pour mon bien, me voilà à ouvrir un blog de plus, sur les livres cette fois-ci. Pour ma défense, tout cela ne serait jamais arrivé si Nathalie ne m'avait pas incitée à m'inscrire sur le forum de Livraddict et de là, à participer à leurs partenariats. Me voici donc propulsée au rang de chroniqueuse, et puisque posséder un blog littéraire (quel grand mot) rend les choses plus facile, voilà où nous en sommes.

Pour la petite présentation de rigueur, je vis en Finlande, avec M. Muffin, deux chats aussi adorables qu'impossibles, et pleins d'amis qui me facilitent la vie loin de ma petite ville natale, Nantes. Mon occupation principale est l'écriture, d'ailleurs vous pouvez aller lire mes écrits en suivant le lien à droite (eh oui, Miss Spooky Muffin, c'est moi !); un livre devrait bientôt paraître, je ne manquerai pas de vous en parler. Sinon, je travaille dans les jeux vidéos, je passe un temps fou sur mon ordinateur (geek ? comment ça, geek ?) et je m'extasie à chaque flocon, ce qui veut dire assez souvent dans ce pays, comme vous le devinez. Enfin, de la neige, il n'y en a jamais trop, hein ?

Pour ceux qui passeront par ici, bonne lecture et amusez-vous bien !

"Un blog de plus", dit-elle... Car en effet, vous pouvez retrouver d'autres facettes de Miss Spooky Muffin sur le net. Elle publie notamment de longs textes écrits de sa main sur son site principal, et sur un autre blog elle m'a appris ce qu'étaient les "bentos", ces jolies préparations pour boîtes à repas japonaises. Une serial bloggueuse, donc ! Dont je vous recommande chaudement d'aller visiter la bibliothèque...



Thursday, 10 December 2009

Deux salades délicieuses / Two delicious salads

Dimanche passé, c'était le pikkujoulu des Français dont j'ai déjà parlé. Pour partager les efforts et varier les goûts, chacun devait apporter quelque chose à manger. Je m'étais engagée pour une salade mixte et une salade de pâtes froides. Comme c'était une excellente occasion d'essayer de nouvelles combinaisons, j'ai plongé sur le site marmiton et je me suis lancée dans la confection de deux nouveautés: une salade aux noix et aux pommes, et une salade de pâtes à la roquette. J'avais bien testé avant, histoire que tout soit fin prêt, j'ai apporté les ingrédients prêts mais emballés séparément, et j'ai reconstitué le tout sur place.

Et malgré le fait que les deux mélanges étaient assez simples, ce fut un vrai triomphe ! La salade verte est partie en quelques minutes, celle de pâtes a presque entièrement disparu alors que j'en avais fait un plein saladier. Du coup j'en profite pour partager ces deux recettes avec vous, à tester absolument !


Last Sunday, I had a pikkujoulu with French people, I already told you about it. In order to share the effort and vary the food, everyone had to bring something to eat. I was in charge of two salads, a mixed one and one made of cold pasta. Since it was an excellent occasion for trying out new recipes, I went online and found two novelties: a salade with walnuts and apples, and cold pasta with rucola. I had tried both out beforehand, I brought the ingredients ready but packed separately, and I mixed them minutes before eating.

And although both mixes were pretty simple, it very popular ! The salad was over before minutes, and the cold pasta were almost entirely gone although I had cooked a full pot of it. So I'm sharing those recipes with you, you have to try them !


Crédits photo: François, merci à nouveau !


Salade de pâtes à la roquette

Ingrédients (pour 6/8 personnes) :
- 500 g de pâtes (des petits farfalle multicolores par exemple)
- 100 g de roquette
- du parmesan râpé (environ 50g)
- des tomates cerises (environ un ravier)
- des olives noires (70-100g)
- des poivrons marinés (70-100g)
- des tomates séchées (70-100g)
- une courgette crue
- 1 dl d'huile d'olive
- 0,5 dl de jus de citron
- sel, poivre.

1. Faire cuire les pâtes dans l'eau salée, les rincer à l'eau froide. Mettre dans un plat.

2. Couper les tomates cerises en quatre quartiers et les olives noires en deux. Hacher les poivrons marinés et les tomates séchées en petits morceaux. Couper la courgette en petits cubes. Ajouter tout ceci aux pâtes et mélanger. Conserver au frais.

3. Préparer la vinaigrette: mélanger l'huile d'olive, le jus de citron, saler et poivrer suivant les goûts. Mettre dans une bouteille qui ferme.

4. Au moment de servir, ajouter la roquette et le parmesan, mélanger. Bien secouer la vinaigrette puis la verser sur la salade et mélanger à nouveau.


Pasta salad with rucola

Ingredients:
- 500g of pasta (for example, tri-color farfalle)
- 100 g of rucola
- grated parmesan (about 50g)
- cherry tomatoes (about 200g)
- black olives (70-100g)
- marinated pepperoni (70-100g)
- sun-dried tomatoes (70-100g)
- a raw zucchini
- 1 dl olive oil
- 0,5 dl lemon juice
- salt, pepper.

1. Cook the pasta in salted water. Rince them in cold water and put them in a pot.

2. Cut the cherry tomatoes in four and the olives in two. Mince the pepperoni and sun-dried tomatoes. Cut the zucchini in little cubes. Add all this to the pasta and mix. Keep in the fridge.

3. Prepare the dressing: mix the oil and the lemon juice in a pot with a cork. Add salt and pepper at your taste.

4. Right before serving, add the rucola and the parmesan, mix with the pasta. Shake the dressing well then pour it and mix everything one last time.


Salade aux pommes et noix

Ingrédients (pour 4/6 personnes) :
- 1 grosse salade verte type feuille de chêne
- 3 pommes
- 70 g de roquefort (en Finlande, j'ai pris du fromage Aura)
- 200 g d'un mélange de noix, noisettes, raisins, etc
- quelques cerneaux de noix
- 1 dl d'huile de noix
- 0,5 dl de vinaigre balsamique
- sel, poivre.

1. Eplucher et couper les pommes en petit dés. Les mettre dans un grand plat, avec le mélange de fruits secs.

2. Laver la salade et la mettre dans le plat. Saupoudrer du roquefort déchiqueté en petits morceaux.

3. Préparer la vinaigrette: mélanger l'huile et le vinaigre, saler et poivrer à son goût, puis ajouter les cerneaux de noix concassés en petits morceaux. Bien mélanger et verser sur la salade au dernier moment.


Salad with apples and walnuts

Ingrédients (pour 4/6 personnes) :
- 1 big lettuce
- 3 apples
- 70 g of "roquefort" type of cheese (hard, strong salty taste, with blue spots)
- 200 g of a mix of nuts: walnuts, hazelnuts, raisins, etc.
- some spare walnut pieces
- 1 dl of walnut oil
- 0,5 dl de balsam vinegar
- salt, pepper.

1. Peel and cut the apple in smal dice. Put them in a big bowl with the mix of nuts.

2. Clean the salad and add it to the bowl. Dust it with the cheese after you have torn it in small pieces.

3. Prepare the dressing: mix the oil and the vinager, add salt and pepper to taste. Mince the spare walnuts and add it to the mix. Pour it on the salad right before serving.

Wednesday, 9 December 2009

[Le blog du mercredi] Les secrets de la Finlande

Pour alterner un peu, je vous présente cette semaine un blog centré sur la Finlande. Il s'agit des Secrets de la Finlande d'Alexia. Je la laisse se présenter avec ses propres mots:

qui suis-je?

Je m'appelle Alexia, je suis Française et j'ai maintenant 30 ans. Mon prince charmant m'a dit: "Prends ta doudoune et tes moufles et vient m'rejoindre!" Et c'est donc ainsi que le 10 octobre 1999, j’ai sauté sans regrets dans un avion en direction d’un pays dont je ne connaissais rien pour partager l’étrange vie de ma moitié. Une nouvelle vie pleine d'aventures mais aussi un vrai défi quand on a à peine 20 ans!

Voilà, cette courageuse demoiselle est donc arrivée dans le nord il y a déjà dix ans. Elle a appris la langue, fait des études, trouvé un travail, et a eu largement l'occasion de se frotter au vrai monde finlandais, pas celui des guides touristiques. Loin des clichés, Alexia nous présente donc une Finlande un peu moins belle mais beaucoup plus vraie, les choses qu'elle aime et celles qu'elle déteste, avec toute l'autorité d'une étrangère qui s'est parfaitement intégrée. Sa plume acérée a pour objectif de nous faire réagir, quite à provoquer des débats enflammés dans ses commentaires...

J'ai déjà eu l'occasion de rencontrer Alexia "en vrai" avec d'autres bloggueurs en Finlande, et c'est une jeune femme très sympathique. Je sais qu'elle ne manque pas d'idées pour la suite de son blog, mais elle semble avoir été bien occupée ces derniers temps; elle a mis six mois pour publier sa dernière mise à jour. Du coup, j'espère par ce petit mot l'encourager à continuer de partager ses pensées avec nous, tout en faisant découvrir à mes lecteurs sa vision du pays où je vis...

Bonne lecture à tous !



Tuesday, 8 December 2009

[Mes lectures] Le livre des choses perdues, de John Connoly

Voici un livre qui m'a été généreusement prêté (en anglais) par Miss Spooky Muffin. Elle l'a choisi elle-même, à ma demande, car j'adore les surprises. Et sur ce point-là, je n'ai pas été déçue: c'est une découverte pour le moins étonnante...


Résumé:

David, 12 ans, a hérité de sa maman une passion pour les livres de contes. C'est tout ce qu'il lui reste, quand sa maman meurt et qu'il se retrouve obligé de vivre avec une belle-mère et un demi-frère qu'il déteste. Des choses bizarres commencent alors à lui arriver: il s'évanouit sans raison, entend les livres parler, et aperçoit un Homme Biscornu qui fouille sa chambre en son absence. Puis, une nuit, la voix de sa maman l'appelle dans le jardin et l'entraîne à travers un passage caché. David se retrouve alors dans un autre monde, peuplé de créatures bizarres et dangereuses, où il brave chaque jour de nouvelles aventures pour atteindre le Livre des choses perdues qui lui permettra de rentrer chez lui...


Mon avis:


Quand Miss Spooky Muffin m'a apporté le livre, elle n'a pas pu le décrire plus précisément qu'en disant: "c'est un livre vraiment bizarre". Au moment de faire ma critique, je comprends son problème: comment décrire une histoire pareille ?

D'abord, sous de nombreux aspects, c'est un conte. Il est écrit comme un conte, en commençant par "Il était une fois" et en utilisant ce style si particulier des conteurs: une distance avec le sujet couplée à une description précise des faits et des pensées, une présentation factuelle et sans passion des scènes les plus terribles. J'ai beaucoup aimé ce style qui laisse au lecteur le soin de mettre lui-même les points d'exclamation, il a réussi à me toucher dès les premières pages.

C'est aussi un conte dans sa ressemblance à l'histoire d'Alice au pays des merveilles. Tandis qu'Alice suit un lapin dans son terrier, David suit la voix de sa maman au travers d'un trou dans un jardin un peu particulier. Tous deux se retrouvent dans un monde à la fois semblable au leur mais différent; celui de David n'est illuminé que par un demi-jour, les arbres sont étranges et la vie ressemble à celle du Moyen-Age, mais il a ses ponts, ses villages et ses routes comme n'importe quel monde. Dans les deux cas, le monde est peuplé d'êtres étranges, basés sur des êtres réels mais déformés par l'absurde. Enfin, David et Alice cherchent tous deux à retrouver leur monde à eux après avoir fait l'erreur de passer volontairement dans le nouveau.

Mais "Le livre des choses perdues" n'est pas qu'un conte. Tout le début se situe dans la réalité, une réalité qui n'est pas qu'esquissée comme dans les contes traditionnels, mais une réalité sérieuse, un monde en guerre, une perte affective, le sentiment de trahison de David vis-à-vis de son père. Ensuite, le monde dans lequel il atterrit n'a rien du monde loufoque et comique d'Alice. La plupart des créatures qu'il croise sont tantôt horribles et effrayantes, tantôt atrocement cruelles. David se fait des amis mais ils lui permettent surtout de revivre la douleur d'une perte. De nombreuses scènes sont du bon matériel à cauchemars: les corps mutilés et les morts atroces sont nombreuses, les pièges se suivent, les méchants comme les gentils sont dévorés par des créatures diaboliques, les enfants sont martyrisés et les donjons sont des lieux de terreur. Point de vue émotionnel non plus, le lecteur n'est pas épargné: David souffre et rencontre des gens qui souffrent aussi, il est confronté à la peur, à la douleur, et à des sentiments plus sombres qu'il ne comprend pas bien mais que nous traduisons comme la menace de la pédophilie.

Mais dans tout ça, ce conte-qui-n'est-pas-un-conte parle quand même de contes d'un bout à l'autre. On se rend compte au fur et à mesure que le monde où se retrouve David est constitué autour de ses propres pensées, et donc en partie autour des livres qu'il a lus. Des contes classiques sont ainsi transposés, souvent pour le pire. Le Petit Chaperon Rouge est en fait une jeune fille débauchée à l'origine d'un peuple de monstres, la Belle au Bois Dormant est une sorcière qui attire les chevaliers pour mieux les tuer, ce genre de choses. Dans l'édition que l'on m'a prêtée, il y a à la fin plus d'une centaine de pages d'explications de l'auteur, avec les contes originaux qu'il a utilisés et ses raisons de les inclure ou de les modifier; c'est très intéressant, et on se rend compte de la logique sous-jacente. Un passage seulement m'a vraiment fait rire: celui où David rencontre Blanche-Neige et les septs nains, mais une Blanche-Neige obèse et mégère qui vit avec des nains communistes, lesquels ont essayé de l'assassiner avec une pomme en faisant croire que c'était l'oeuvre de sa belle-mère. Je me suis tellement amusée en lisant ce passage que j'ai regretté qu'il n'y en ait pas plus sur le même ton.

Au total, ce conte-qui-n'est-pas-un-conte-mais-qui-parle-de-contes laisse une impression durable bien que difficile à définir. L'auteur a un don particulier pour créer une ambiance oppressante et pour présenter des tableaux puissants: l'arrivée de David dans le nouveau monde, suivi par un bombardier en feu, en est une; le champ de bataille médiéval au milieu duquel trône un tank flambant neuf en est une autre (dont je n'ai pas bien compris le sens, d'ailleurs). Le voyage est réellement initiatique pour David qui doit faire face à chacune de ses peurs, apprendre à accepter la mort de sa mère et à réaliser l'injustice de ses sentiments envers sa belle-mère et son demi-frère. Pour le lecteur, si l'apprentissage est difficilement transposable, c'est quand même un parcours qui fait souvent battre le coeur. Une expérience à tenter, vraiment.

Sunday, 6 December 2009

Pikkujoulut

C'est maintenant la saison des "pikkujoulut" finlandais, une coutume sympathique dont il faut que je vous parle. Ca faisait longtemps que je ne m'étais plus fendue d'un petit message culturel, vous avouerez...

Pikkujoulu se compose de "pikku" (prononcez: pique-cou) et "joulu" (yo-ou-lou), le premier signifie "petit" (un mot très pratique parce qu'indéclinable) et le second "Noël". Un "pikkujoulu" est donc un "petit Noël".

Parce que le grand et vrai Noël, c'est très bien, mais il n'y en a qu'un de tout l'hiver. Et c'est pas beaucoup quand on doit traverser les mois de novembre et décembre, sombres, aux journées de plus en plus courtes, et souvent sans neige pour éclaircir un peu le paysage. Alors les Finlandais se sont inventés des répétitions de Noël, de petites fêtes entre collègues ou entre amis. On se retrouve un vendredi ou un samedi soir, entre mi-novembre et fin décembre, on boit du glögi (alcoolisé comme il se doit), on mange du porridge, des "étoiles de Noël", des "piparkakut" (biscuits aux épices de pain d'épice) et d'autres friandises de Noël, et on passe une soirée à oublier qu'il fait noir et froid. On fait ça avec les collègues, puis avec les amis, et d'un pikkujoulu à l'autre, la période de l'avent passe un peu plus vite.

Avec mes amis étrangers, on adopte évidemment ce qu'on apprécie dans la culture finlandaise, et on le cuisine à notre sauce. C'est ainsi qu'on a organisé notre pikkujoulu à nous, modifié à la Française, en y ajoutant un arbre de Noël, de la bonne cuisine faite maison, vins et fromages y-compris, et et quelques échanges de petits cadeaux pour faire bonne mesure. J'ai ainsi reçu un mignon petit cactus déguisé en Père Noël, et j'ai surtout passé une excellente soirée ! Encore merci aux deux organisatrices et à tous les participants...

Oh, une dernière chose: en l'honneur de Noël à venir, j'ai garni ce blog de quelques petites décorations que vous découvrirez bien vite. Un petit peu de magie supplémentaire ne fait jamais de mal...


Crédit photo: Françoise, merci à elle ;)


It's now the time of Finnish "pikkujoulut", a very nice custom I have to tell you about. It's been a while I haven't written about the Finnish way of life...

Pikkujoulu is made of "pikku" (pronounce: peek-koo) and "joulu" (yo-who-loo), the first one meaning "small" and the second "Christmas". So a pikkujoulu is a small Christmas.

Because the big and real Christmas is great but it's just once in the whole winter. And that's definitely not much when you have to go through November and December, dark months when days are shorter and shorter, often without any snow to lighten the background a bit. So Finns invented for themselves some sort of Christmas rehearsals, small or big parties with colleagues or with friends. They meet on a Friday or a Saturday evening, between mid-November and late December, they drink glögi (with alcohol of course), they eat porridge and all sorts of Christmas delicacies, and they spend a night forgetting about the cold and the dark. They do these with colleagues, then again with friends, and from one pikkujoulu to the next, the time before Christmas feels shorter.

With my foreign friends, we of course take what we like best in Finnish culture and use it our way. That's how we organised our own pikkujoulu, French way, with a Christmas tree, some very good home-made food and wine and cheese, and some presents to exchange. I got a very cute little cactus disguised into a Santa Claus, and most importantly, I had a wonderful evening ! Once again, big thanks to the two girls who organised all this and to all those who were there !

Oh, I almost forgot: to honour this Christmas period, I decorated this blog a little. Some extra magic never hurts...




Wednesday, 2 December 2009

[Le blog du mercredi] Quadrant Alpha

Misère ! Pour la première fois, j'ai failli oublier de vous présenter un blog du mercredi ! Il est déjà 23h22 en heure finlandaise, et j'y pense tout juste... Juste à temps, oui !

Heureusement, j'avais déjà dans ma tête fait le choix du blog que je vais vous présenter aujourd'hui. On retourne à la catégorie "blogs lecture", pour que je vous présenter les pages du dernier arrivé au sein de la Team Livraddict, le grand, le fort, le vrai El Jc !

El Jc est un homme plein de sagesse et de connaissances, un grand lecteur aux critiques bien construites, et un spécialiste de sciences-fiction. Mais il ne se cantonne pas à un genre: ses pages vous emmènent à la découverte d'auteurs variés et parfois inconnus, de littératures étrangères et d'oeuvres étonnantes. Depuis l'eBook jusqu'au manga, El Jc ne recule devant rien pour nous ouvrir de nouveaux horizons.

Sur son blog, on trouve aussi des concours... Et justement, en voilà un nouveau qui vient d'être publié ! En l'honneur des fêtes, El Jc ne s'est pas contenté de décorer ses pages de sapin et de guirlandes, il nous offre aussi un petit concours original. Le but du jeu: écrire une lettre au Père Noël, dont les trois meilleures seront récompensées par un petit cadeau à ouvrir le 24 décembre ! Vous avez jusqu'au 11 décembre pour participer, ou à défaut, pour sourire en lisant les autres lettres proposées... Une excellente idée, si vous voulez mon avis !

Voilà, maintenant il ne vous reste qu'à aller visiter le blog d'El Jc, et amusez-vous bien ! Et moi, j'ai la conscience tranquille: mon billet est en ligne à 23h52 !!!