Saturday, 30 January 2010

Pigeon: Impossible



Ci-dessous, je vous présente une chouette petite vidéo, un court-métrage d'animation mettant aux prises un agent secret et un pigeon vicieux... A regarder de toute urgence, de préférence en plein écran, ça vaut un Pixar - ce qui est un énorme compliment de ma part :)




Here up is a cute video, a short animation about a secret agent and a vicious pigeon... Go and watch it now, preferably full screen, it's worth a Pixar - and that's saying a lot !



Friday, 29 January 2010

[Mes lectures] Happy Sex, de Zep

Le problème avec ce blog, c'est qu'à force d'essayer d'alterner sujets en français et en anglais, compte-rendus de lecture et autres, je n'ai pas toujours l'occasion de chroniquer tous les livres qui me passent sous les yeux. L'une de mes résolutions pour 2010 c'était de m'améliorer à ce niveau-là, et j'y travaille...

Quoi qu'il en soit, il y a des livres que je me dois de chroniquer absolument: ceux qui me sont offerts par des lecteurs de mon blog. Dans cette catégorie se range la bande dessinée "Happy Sex", cadeau du Père Noël (qui lit peut-être ce blog, sait-on jamais) via l'intermédiaire d'El Jc (dont je suis sûre qu'il lit ces pages). Sur son blog "le quadrant alpha", dont je vous ai déjà parlé, il avait organisé un petit concours de Noël avec à la clé trois livres offerts. J'ai eu la chance d'être l'un des gagnants et j'ai pu recevoir, à ma demande, cette jolie bande dessinée un peu coquine...


Résumé:

D’habitude, Titeuf se pose plein de questions sur la sexualité des ados. Cette fois, Zep, son créateur, met en scène la sexualité des adultes dans un album en forme d’«aphrodisiaque du rire». Jamais vulgaire mais toujours aussi drôle, Zep montre que la vie intime d’un couple peut aussi être amusante, burlesque ou cocasse. Un album hilarant à lire à deux…
(Source: Fnac.com)




Mon avis:

Voilà un cadeau qu'il fallait oser demander au grand Père Noël ! Parce que malgré tout, cet album est assez explicite. Alors que Zep s'est fait connaître avec ses albums jeunesse, celui-ci n'est pas à mettre dans toutes les mains ! L'auteur s'embarque dans l'humour de boudoir, explore le côté comique de la sexualité et ne prend pas de gants avec la réalité anatomique...

Le problème avec ce genre de choses, c'est que la frontière entre l'humour et le vulgaire est très, très ténue. Heureusement, ici, si l'on peut parler de blagues "coquines", ce n'est certainement pas "salace". Les dessins sont explicites mais ça reste des dessins, avec le style agréable de Zep - j'aime particulièrement sa façon de représenter les personnages. Quant à l'humour, rien de gratuitement provocant, rien de particulièrement lourd: des situations parfois abracadabrantes, mais toujours comiques à leur façon. Le genre de choses dont on pourrait rire longtemps, à deux, mais qu'on n'oserait jamais raconter à personne !

D'un point de vue purement éditorial, je préfère généralement les bandes dessinées en couverture cartonnée, ce qui n'est pas le cas ici. Mais par contre, la présentation est originale et très réussie: le mot "sex" est découpé dans la couverture pour qu'on voie par derrière la fresque sur fond bleu de la première page. C'est particulièrement joli.

Voilà donc un album que j'ai apprécié. Le défi de l'auteur est réussi: faire rire avec des situations intimes sans devenir graveleux. Même ma tendre moitié qui ne parle pas français l'a parcouru et en a souri...

Bref, un super cadeau, pour lequel je remercie à la fois le Grand Père Noël et le Gentil El Jc !

Thursday, 28 January 2010

Challenge "Les lectures qu'on ne s'imaginait pas lire"

Eh oui, j'ai craqué: je me suis inscrite pour un troisième challenge lecture ! Après le challenge livraddict et le challenge "100 ans de littérature américaine", me voici avec le challenge "les lectures qu'on ne s'imaginait pas lire", au très joli logo créé par Aily.





C'est Lexounet, un membre de livraddict, qui a eu l'idée brillante de proposer ce nouveau type de challenge sur le forum. L'idée est la suivante: le premier membre nomme deux genres littéraires qu'il ne s'imagine pas lire. Le membre suivant lui choisit deux livres dans ces deux genres, et ces deux livres constituent le challenge du premier membre. Puis le deuxième membre nomme les deux genres littéraires qu'il ne lit pas, le troisième membre lui assigne deux livres, et ainsi de suite; c'est une longue chaîne... faite de lecteurs qui vont découvrir des genres pour lesquels ils ont un a-priori négatif, conseillés par d'autres lecteurs !

C'est ainsi que j'ai défié Tiphanie de lire le tome 1 de Mercy Thompson et "Kiss Kiss" de Roald Dahl, elle qui ne lit pas de bit-lit ni de recueils de nouvelles. Et à mon tour j'ai nommé deux genres que je lis très peu: les histoires d'horreur et la science-fiction. En retour, j'ai été défiée par Azariel, qui m'a choisi deux livres:
  • les Tommyknockers de Stephen King
  • Niourk de Stephan Wul.
Je n'ai lu aucune de ces deux oeuvres, je n'en ai même jamais entendu parler (enfin, je sais quand même qui est Stephen King, faut pas rigoler...). Mais les voilà qui s'ajoutent à ma liste de lecture pour les mois à venir.

Bon, c'est sûr, il faut que je m'arrête avec ces challenges, partenariats, book clubs et autres plans de lecture. Mais j'aime vraiment beaucoup le fait de se laisser guider dans ses choix de livre par des challenges intéressants, des découvertes non prévues ou des lectures communes. Et une fois qu'on met le doigt dans ce genre d'engrenage, on est pris ! Moi, en tous cas, je suis fan :)

Rendez-vous dans quelques semaines/mois pour savoir ce que j'ai pensé de cette petite incursion dans l'horreur et la SF !

Wednesday, 27 January 2010

[Le blog du mercredi] Les lectures d'Elodie

Comme ce mercredi c'est le tour d'un blog littéraire d'avoir sa place parmi mes petites publicités, je vous présente cette fois-ci un jeune blog coloré: celui où Elodie nous présente ses lectures.

Je connais Elodie depuis environ trois ans maintenant, et pourtant je ne l'ai jamais rencontrée "en vrai". Il faut dire que si nous habitons toutes les deux dans le sud, moi c'est le sud de la Finlande et elle, le sud de la France... Pas tout à fait la porte à côté ! Mais Internet permet de faire de nouvelles connaissances, et j'ai rencontré Elodie sur un jeu d'élevage de dragons. Pour tout vous dire, le clan où elle participait et où j'ai aussi été admise avait créé un forum privé où nous parlions de toutes sortes de choses autour des jeux qui nous unissaient. Depuis lors la plupart ne participent plus aux jeux mais le petit coeur des participants au forum est toujours là pour donner des nouvelles et papoter sur toutes sortes de sujets, parfois personnels et sérieux.

C'est dans ce cadre que j'ai conseillé à Elodie de venir rejoindre Livraddict où elle est rapidement devenu une membre très active. Sa participation l'a encouragée à créer son propre blog, et voilà le bébé auquel je fais un petit peu de publicité. Il est encore jeune mais plein d'avenir et mérite d'être connu !

Elodie lit surtout de la fantasy, mais est ouverte à toutes sortes d'autres genres, notamment la bit-lit et la littérature classique - il suffit de voir sa liste de livres lus et le contenu de son énoooooooorme Pile A Lire pour le constater. Elle lit plusieurs livres par mois, ce qui fait que malgré la jeunesse de son blog, il a déjà un large contenu. Ses critiques sont personnelles et complètes, pas trop longues, et en ce qui concerne les livres que nous avons toutes les deux lus, je peux dire que je partage généralement ses avis. Le motif floral de sa présentation est aussi particulièrement agréable à l'oeil.

Je vous invite donc à découvrir Les Lectures d'Elodie et à y laisser vos commentaires, ça fait toujours plaisir aux bloggueurs :)



Monday, 25 January 2010

[Mes lectures] Les liens du sang (Mercy Thompson T2) de P. Briggs

Après "L'appel de la lune" lu il y a quelques semaines, je me suis attaquée récemment au deuxième tome des aventures de Mercy Thompson (toujours en anglais). Un peu de bit-lit dans ce monde d'humains, ça ne fait jamais de mal... D'autant plus que ce livre fait partie de la liste du challenge Livraddict 2010 ! Et un sixième de fait :)

Résumé:
Mercy est réveillée en pleine nuit par son client et ami vampire, Stefan, qui réclame un service: il lui demande de l'accompagner à un rendez-vous avec un autre vampire pour lui servir de témoin discret sous sa forme de coyote. Rien de bien dangereux, a priori. Pourtant, Mercy échappe de justesse à la mort car le vampire du rendez-vous est en réalité un sorcier habité par un démon; autrement dit, un être particulièrement maléfique et aux pouvoirs très étendus. Autour de Mercy, les loups-garous et les vampires s'allient pour partir en chasse, mais rien ne se passe comme prévu...

Mon avis:


Pour tout vous dire, je suis à nouveau surprise d'avoir autant aimé ce livre. J'ai été encore plus séduite que par le premier tome, au point d'y consacrer quelques heures de sommeil pour le finir en deux jours. Décidémment, Mercy me plaît bien; sa vie n'est pas facile au milieu de toutes les sales bêtes qui l'entourent, mais elle n'a pas froid aux yeux ! J'ai beaucoup aimé le suspense, l'intrigue bien emmenée et pas trop gnangnan. Il y a bien quelques petits jeux de séduction mais ça reste marginal, heureusement pour moi. Mais ce que j'ai préféré, c'est qu'après le tome consacré au monde des loups-garous, on découvre ici celui des vampires. A nouveau l'auteur a créé une société avec des règles précises et un fonctionnement logique, des vampires "à la page" qui se sont bien adaptés à notre monde moderne. Et tout ceci est présenté sans lourdeur, en cours d'intrigue.

En ce qui concerne les défauts, car il y a en presque toujours, je citerais en premier l'absence de femmes dans ces aventures. Finalement, Mercy est le seul personnage féminin qui ait un peu d'importance et qui soit un tantinet intéressant. Honey est assez insupportable, Marsilia est clairement parmi les "méchants", Jesse on ne fait que l'entrevoir dans ce tome, et les autres sont très secondaires. Pas étonnant qu'au milieu de tous les mâles qui ont le pouvoir, Mercy soit aussi populaire: ils n'ont pas tellement de choix finalement ! Personnellement j'apprécierais un peu moins de testostérone...

Un autre défaut, et là je vais en étonner plus d'une, c'est la couverture. Cette espèce de jeune beauté boudeuse tatouée jusqu'aux dents et la chemise ouverte sur son soutien-gorge, le tout sur un fond rouge-passion, en soi ce n'est pas particulièrement laid mais qu'est-ce que c'est vulgaire ! On dirait un roman de gare sur le mode "sexe et sang", alors que ce n'est absolument pas ça. Je dois avouer que j'ai eu un peu de honte à ouvrir ce bouquin en public... Et c'est surtout très regrettable d'influencer le lecteur dans le mauvais sens.

Quoi qu'il en soit, une chouette lecture passionnante et délassante, facile à lire, un bon moment de détente que je vous recommande. Et en parlant de commander, il faut que je me procure le tome 3...


Sunday, 24 January 2010

5 autres choses que j'aime en hiver / 5 other things I like in winter

Après cette première liste, voici d'autres petites choses que j'aime en cette saison...

1. Apercevoir les traces de pattes de notre voisin le lièvre dans la neige fraîche

2. Boire un bon glögi bien chaud le soir avant de se coucher

3. Les ouvriers communaux sur leurs mini-grues qui déplacent les congères pour en faire de grosses piles de neige, on dirait des lego technics

4. Ne pas rater le moindre lever ni coucher de soleil

5. Les parents qui traînent sur un traîneau leurs enfants emballés comme des bibendums dans leurs combinaisons de ski...




After this first list, here are a few other things I like in this season...

1. Find out steps from our neighbour the hare in fresh snow

2. Drink a hot glögi in the evening before going to bed

3. City workers on their tiny transporters moving away big pieces of snow to pile it up, they look like lego technics

4. Not missing any sunrise or sunset

5. Parents pulling on a sledge their kids wrapped like bibendums in their ski suits...

Friday, 22 January 2010

[Mes lectures] L'Empire des loups, de Jean-Christophe Grangé

J'ai reçu récemment un livre que je ne n'espérais plus: "L'Empire des loups". J'avais été sélectionnée sur Livraddict pour le recevoir en partenariat du Livre de Poche, mais il a mis un mois à me parvenir ! Après une incursion chez Maxime Chattam et deux visites à Franck Thilliez, je souhaitais continuer mon petit tour des auteurs de thrillers français contemporains. Si les deux derniers m'avaient assez déçue, j'ai quand même essayé d'aborder celui-ci sans a-prioris...


Résumé:

D'un côté, il y a Anna: épouse au foyer d'un haut fonctionnaire parisien, elle a l'impression depuis quelques semaines de perdre la tête: par moments, elle ne reconnaît plus les visages de personnes qui lui sont familières, surtout son mari. Son médecin et son mari souhaitent lui imposer une biopsie pour comprendre l'origine de son problème étrange, mais elle fera tout pour ne pas en passer par là... même s'il lui faut fuir sa vie confortable.

De l'autre côté, il y a Paul: policier passionné, il prend très à coeur une enquête sur des meurtres particulièrement sordides: trois jeunes filles sans papiers ont été cruellement assassinées et mutilées dans le quartier turc de Paris. A court de pistes, Paul va rechercher dans l'asile où il se cache un ex-policier violent et véreux mais qui connaît le quartier turc comme sa poche. Avec l'aide de cet allié dont il se méfie, l'enquête reprend vers une direction inattendue...


Mon avis:

Je peux déjà vous dire que, par rapport aux deux autres auteurs cités plus haut, Jean-Christophe Grangé a pour le moment ma préférence. Bien sûr il est difficile de se baser sur seulement une oeuvre, mais celle-ci s'est laissée lire avec beaucoup de plaisir. L'intrigue de départ est très bien ficelée, les deux mystères parallèles semblent insolubles avant qu'une explication viennent donner un sens à tous les détails. Le livre est divisé en parties elles-mêmes subdivisées en chapitres; une partie sur deux se rapporte à Anna, une à Paul, et on voit petit à petit les deux histoires se rencontrer. Au début j'attendais avec impatience les parties qui se rapportaient à Anna et à ses mystérieux symptômes, ensuite j'ai accroché à l'histoire de Paul et de son enquête.

Cependant, le genre "thriller français" semble obéir à quelques règles que je commence à cerner sans pour autant les apprécier, et on les retrouve dans ce roman. La principale est la préférence pour le sensationalisme par rapport à la crédibilité. C'est visible dans les personnages, qui ont tous un passé tourmenté et un présent chahuté, certainement pas le genre de personnes que l'on rencontre en réalité. C'est vrai aussi pour les faits: les meurtres notamment sont particulièrement sanglants, ont lieu dans des endroits improbables. Les méchants sont sans scrupules et préfèrent tuer même quand ce n'est pas réellement nécessaire, la menace se base sur des légendes et histoires particulièrement exotiques... Tout ça à la fois laisse un goût un peu populiste, peu réaliste, comme si l'auteur essayait d'attirer le plus grand nombre possible de lecteurs en jouant sur le sensationnalisme. C'est assez déplaisant, je trouve.

Ceci mis à part, c'est une lecture dépaysante et prenante. Le style de l'auteur est fluide et même si de temps en temps je le trouve un peu "grandiloquent" pour moi, les mots sont bien choisis et servent l'histoire sans l'alourdir. La fin m'a assez déçue (mais je ne vous en dis rien), ceci dit tout au long de la route l'auteur arrive à maintenir sur lecteur en haleine et à le surprendre quand il le souhaite. Comme on dit dans ces cas-là: un bon moment de détente.

Vous trouverez sur la page Livraddict de ce livre toutes ses références et les critiques d'autres lecteurs. Un grand merci à Livraddict et aux éditions du Livre de Poche pour m'avoir permis de passer un bon moment entre les pages de L'Empire des loups !

Thursday, 21 January 2010

Haluan harjoitella suomea !

Don't worry reader, this post is not going to be in Finnish; I wish I could (although two languages in one blog is already quite a challenge), but not yet. Anyway, if I'm not going to write this all in Finnish, I will write about Finnish. And in case you don't know a word of it, the title here-up means "I want to practice Finnish !".

Yes, I do want - and need - to practice. I've been here for over two years now. I've had several Finnish language classes - although they started to be really efficient only when I met my current teacher, just a year ago. For the last four months, she has spoken only Finnish during the classes, and I understand pretty much everything. It's a lot harder "in real life" but I can see myself improving. But my passive knowledge is way over my active knowledge; I just can't utter a complete sentence yet. Although I keep making excuses to myself (that language has three times more caseforms than latin ! the vocabulary is so completely different than any other language ! the spoken language is impossible to understand when you've learnt written language at school !), I'm not proud of all this.

One might think that when living in a country and sharing an appartment with a local, you find many occasions to speak the language. To be honest, it doesn't work with me. Outside, in shops and public places, I try to answer in Finnish as often as I can; but when a problem comes up and I can't follow, people will understand I'm a foreigner and go on in English. And I'll be happy of it, because it's too complicated to negotiate something with a shop attendant, or any kind of service worker that's got other customers to take care of, in a language you don't master properly. I study and work in English, TV is mainly in English, and most of my friends are French.

At home, speaking Finnish is a challenge too. Mr Bear and I have spoken English together since we've met each other. It's a very strong habit to overcome. It's also an effort for me because I need to think long before making any kind of sentence, and so does Mr Bear who's not used to choose his words so carefully. My level is still so low that it impairs communication, and when you're home after a hard day's work, you just want to make the other understand what you mean without too much trouble. Mr Bear also strongly appreciates having a chance to practice English with me, he's got no one else to talk to in that language.

But still ! I'm starting to realize that I'm wasting all the efforts I've put in learning the language in the last two years. The easiest vocabulary slips out of my mind by lack of use. The most common sentences require a lot of thinking, while if I could hear them every day they would soon be imprinted in my mind. Moreover, my Finnish course is becoming more and more demanding; I need now to write long stories and speak during classes, and if I don't practice I won't be able to follow for long.

So I decided it's enough and I'll speak Finnish at home. I've made that decision before but never kept my promise; this time I will, if only because some people will be reading this and I don't want to look weak to my readers. I've tried tonight, I felt it was the right time.

The problem is, Mr Bear doesn't seem to share that feeling. So far he's never answered to me or adressed me in Finnish. If I keep saying "mitä ?" (what ?), "en ymmärrä englantia !" (I don't understand English !), sometimes he'll repeat in Finnish, sometimes he just won't repeat at all. If I ask "miksi et puhu suomea minulle ?" (why don't you speak Finnish to me ?), he won't answer either, although I can see a slightly sheepish look on his face. He probably hopes I'll be giving up after a while like I did before, but this time I won't. Even if I have to speak alone for the next six month, I'll be the strongest minded for a change.

A friend told me I only write about my personal life on this blog when I'm angry. This time I really am not. I can understand Mr Bear very well, although I don't think I would act the way he does. I know he doesn't think Finnish will be a real asset for me here, since I can manage pretty well without it. I understand it's hard for him to change our way to communicate, and although it's his mother tongue, selecting easy words and repeating everything twice without even being sure that I undestand correctly is a real burden on every day life. I wish I didn't have to impose all this to him. But right now I don't have a choice anymore, and no one else to turn to, so we are in the same boat.

Reader, you're my witness: I'm taking this challenge and I'll let you know how it goes. Anyway, I've already prepared how to say "put your cacao cup in the dishwasher !", so at least the most important part of communication is covered...

Wednesday, 20 January 2010

[Le blog du mercredi] A boire et à manger

Et on renoue avec la bonne et pas trop vieille habitude des "blogs du mercredi", en pause pour cause de fêtes de fin d'année - et de négligence de ma part, soyons honnête...

Puisque c'est le tour d'un blog non-littéraire, je vous présente aujourd'hui de la BD-cuisine. Oui, ça existe: quand un dessinateur décide de partager avec nous ses petits trucs culinaires, c'est le nom que je donne au résultat !

L'auteur, Guillaume Long, se présente de la sorte:
Je travaille depuis 2003 en tant qu’auteur illustrateur pour la bande dessinée jeunesse et vieillesse (Casterman, Vertige Graphic, La joie de lire) ainsi que pour la presse (Phosphore, j’aime lire, Images Docs, Le Matin…).

Quant à son petit terrain de jeu hébergé par Le Monde et intitulé "A boire et à manger", voici ce qu'il en dit:
Ce blog rassemble des notes, anecdotes, recettes, portraits, astuces autour des plaisirs de la table, qu’elle soit un comptoir de bar-tapas, le plan de travail de ma cuisine ou celle d’un grand chef.

Alors moi, ce que je cherche dans un blog cuisine, c'est la simplicité: pas question de me retrouver avec des recettes aux ingrédients rarissimes, aux techniques hyper complexes, aux recettes pleines de termes techniques incompréhensibles. Et quand il s'agit d'un blog BD, j'aime les dessins sympas, clairs et agréables, et aussi l'humour.

Sur le blog de Guillaume Long, il y a tout ça et plus encore. On y trouve des recettes simplissimes pour utiliser des légumes un peu délaissés, par exemple, comme le radis noir ou le brocoli; des préparations diverses à divers niveaux de difficulté; des inventaires utiles, comme celui des différentes sortes de tomates ou de poissons, avec des dessins très explicites et des commentaires qui font sourire; des petits trips illustrés de l'auteur; et plein d'autres extras, comme un calendrier, des portes-noms illustrés, etc. Et le mieux, c'est que tout ça, on a plaisir à le lire avant d'avoir plaisir à la cuisiner; les petits dessins sont souvent comiques et regorgent de détails sympas.

Donc voilà, je vous invite à aller visiter le blog "A boire et à manger" régulièrement et à l'ajouter à votre flux RSS. Il date d'octobre 2009 et mérite amplement d'être connu, alors faites passer le mot !





Monday, 18 January 2010

Une mail list à moi ! / My mail list !

Suite à un billet d'Helran sur son blog, j'ai découvert un service de FeedBurner qui peut être particulièrement intéressant pour certains de mes lecteurs: la possibilité de s'abonner à mon blog par e-mail. Comme elle le fait si bien remarquer, la meilleure façon pour recevoir directement les mises à jour d'un blog c'est de s'abonner à son flux RSS. J'ai déjà expliqué de quoi il s'agissait dans un précédent message, et je vous assure, c'est drôlement pratique - même si, comme moi, on a tendance à se retrouver rapidement avec un nombre impressionnant de blogs à suivre...

Cependant, je me rends bien compte que pour utiliser un tel outil il faut en être familier ou passer un certain temps à s'y acclimater. Et je sais que j'ai parmi mes lecteurs des gens qui n'utilisent pas énormément internet et qui ne viennent ici que de temps en temps, pour suivre mes petites aventures. Ceux-là n'ont sûrement pas de temps à perdre à comprendre comment fonctionne un lecteur RSS alors qu'ils ne l'utiliseront quasi que pour mon blog. Pourtant, pas facile de venir voir de soi-même ce qu'il arrive à la pauvre petite Nathalie sans rater plusieurs épisodes - surtout qu'il faut bien le dire, je ne suis pas particulièrement régulière dans mes mises à jour...

Pas de soucis, les amis ! C'est pour vous que j'installe un petit outil en plus sur mon blog: une petite case, en bas de la colonne gauche de la page de droite. Il suffit que vous y confiez votre adresse e-mail (que je n'utiliserai à aucune autre fin, bien entendu), que vous suiviez les instructions (mi-français, mi-anglais mais très simples) et vous recevrez un message à chaque fois que je mets ce blog à jour. C'est beau ça, non ? Alors n'hésitez pas :)




After a friend mentioned it on her blog, I discovered a service by FeedBurner that could be particularly interesting for some of my readers: the possibility to subscribe to my blog by e-mail. The best way to keep updated on what's posted on a blog is certainly to subscribe to its RSS feed, it's pretty easy - although you end up very quickly with an impressive number of feeds to follow...

Yet, I realize that in order to use such a tool as a feed burner, you need to be used to it or spend some time getting acquainted with it. And I know that some of my readers don't use the Internet too often. Those usually come by here from time to time, to follow my little adventures, but they don't have the will or the time to bother with some new technicalities that they would use only for my blog's sake. Still, it's not very easy to come by yourself on these pages and not miss any update - mainly because, I must admit, I'm not very steady in updating these pages...

But no worries ! This is the reason why I am installing a cute little extra tool on my blog: a box, at the bottom left of the right page. You just need to enter your e-mail address, follow the instructions (half in French, half in English, but pretty straight forward) and you'll get a message every time I update my blog. Isn't that nice ? Just do it, then :)

Sunday, 17 January 2010

[Mes lectures] La chose des ténèbres, de H.P. Lovecraft et autres

Il y a quelques semaines, j'ai émis le désir d'étendre encore un peu ma culture littéraire en découvrant le style fantastique propre à H.P. Lovecraft. Etant donné que je n'avais rien lu des oeuvres de cet auteur pourtant célèbre, Lily m'a gentiment proposé de me prêter un livre "introductif" pour que je découvre cet univers. C'est chose faite depuis un certain temps, et je vous soumets mes premières impressions...


Résumé:

"H.P. Lovecraft (180-1937), le Grand Fantastiqueur, a tant fasciné ses disciples que l'un d'eux, Robert Bloch, l'a mis en scène à la fin de l'Appel de Cthulhu, où il le fait mourir de façon atroce. Le maître réplique dans La chose des ténèbres, où il raconte la damnation de Bloch. A quoi celui-ci répondit par un nouveau texte ! Le jeu a passionné des générations d'écrivains jusqu'à nos jours."




Mon avis:


Ce livre est donc un recueil de dix nouvelles qui commence par celle intitulée "La chose des ténèbres" et qui est de la main même de Lovecraft. Les autres sont écrites par ses disciples, sur le même style et dans le thème du mythe du Cthulhu. C'est le deuxième volume des "Légendes du mythe du Cthulhu".

J'ai lu ce recueil sans difficultés, mais avec un intérêt qui diminuait au fur et à mesure des pages. La première histoire m'a beaucoup plu, mais les autres sont de qualité fort variée: certaines ne sont franchement pas terrible (d'ailleurs, après vérification dans le "dictionnaire des auteurs" qui se trouve à la fin du volume, ce sont celles qui sont de la main des auteurs les moins connus...).

Toutes ces nouvelles se basent sur un principe très audacieux: faire découvrir une légende terrifiante et encore présente, le mythe de Cthulhu, sans jamais en dire trop; créer la terreur sans jamais découvrir la bête. C'est un exercice périlleux pour lequel il faut un doigté qui n'est visiblement pas à la disposition de tous les auteurs présents dans ce recueil. Les premières nouvelles arrivent cependant à vous envoûter (sans que je parle vraiment de "terreur") avec des non-dits, et c'est une impression très agréable qui donne envie d'en lire plus.

Je ne suis pas sûre cependant que ce recueil soit la meilleure façon d'aborder Lovecraft. Le fait que la seule nouvelle écrite de sa main soit celle que j'ai préférée est bon signe, mais je n'ai pas eu l'impression de plonger dans son univers. C'est un peu comme si on commençait à découvrir le monde d'Harry Potter en lisant "Les Contes de Beedle le Barde". Le premier contact est bon, mais ce n'est encore qu'un tout premier contact.

Je compte donc prolonger la découverte dès que j'en ai l'occasion. J'hésite à lire ces oeuvres en anglais, parce qu'en français le style recherché genre classique du XXème siècle et le vocabulaire assez riche me font craindre de ne pas tout saisir dans la version originale. Mais en tous cas je me plongerai dans ce monde dès que j'en aurai l'occasion.

Friday, 15 January 2010

Plein de neige ! / Tons of snow !

Depuis la mi-décembre, la vague de froid qui frappe l'Europe n'a pas épargné la Finlande. Si le pays est nettement moins démuni face à la neige et au gel que la Belgique ou la France, la situation est quand même exceptionnelle: on a mesuré 42cm d'épaisseur de neige à Vantaa (près d'Helsinki) fin décembre, un record depuis 1966 !

Pourtant, en-dehors de quelques trains en retard ou annulés après de fortes chutes de neige, rien ne s'arrête: les voitures roulent au ralenti quand il faut et les piétons sont plus attentifs à leurs pas, c'est tout. Les routes ne sont pas salées mais dégagées puis saupoudrées de gravillons car le sel n'agit pas quand il fait trop froid, les ouvriers communaux dégagent les rues et trottoirs la nuit et empilent la neige en gros tas qui sont emportés par des camions-bennes (direction: la mer quand elle est proche, des sites dédiés autrement), les voitures sont branchées la nuit sur prise électrique avec minuterie qui préchauffe le moteur chaque matin. Par contre, on ne croise pas de bonshommes de neige: par ce froid, elle est bien trop poudreuse...

J'ai pour ma part battu quelques records personnels: sortir par -18°, ça ne m'était jamais arrivé ! Je vous rassure tout de suite: ici tout est très bien chauffé, même les transports public, et on sait se couvrir quand on doit pointer le nez dehors. Toute la difficulté consiste à prévoir le temps de s'habiller et de se déshabiller à chaque fois qu'on rentre ou qu'on sort quelque part...

Il y a quelques jours, les conditions météorologiques ont créé un phénomène apparemment exceptionnel dans le sud de la Finlande: un gel particulier, où les particules de glace sont soudées les uns aux autres. Ca donne des arbres recouverts de blanc de pied en cap, des branches sans la moindre trace de brun, au lieu d'être simplement couverts d'un gel qui s'envole au moindre coup de vent... C'était tout simplement magnifique, combiné avec toute cette neige.

Evidemment je ne vais pas vous laisser sur votre faim: j'ai pris quelques photos... Cliquez sur celle-ci pour voir tout l'album !




Since mid-decembre, the cold wave that went around Europe has not spared Finland. If the country is far better adapted to cold than Belgium or France, the situation is still exceptional: they measured 42 cm of snow in Vantaa (next to Helsinki) at the end of December, a record since 1966 !

And yet, except for a few late or cancelled trains after heavy snow falls, nothing stops: cars run slowlier when necessary and walkers beware their steps, but that's all. Roads are not showered in salt but in some sort of stone dust because salt doesn't melt the ice when it's too cold, city workers clean streets and pavements at night and pile up snow in small mountains that are taken away by trucks (to the sea when it's close, or else dedicated places), cars are plugged to electricity by night with a timer that will heat the engine at a certain time every morning. On the other hand, you don't come across any snowman: snow is too dusty when it's that cold...

I actually broke a couple of personal records: getting out by -18°c, that had never happened to me ! Don't worry, though: here every place is well heated, even public transportation, and you know how to cover yourself before getting out. The whole point is to plan a few more minutes to dress and undress every time you go anywhere...

A few days ago, weather conditions were so peculiar that it created a phenomenon said to be very rare in the South of Finland: a special kind of frost, where pieces of ice are stuck into each other. The outcome was trees covered from roots to top with a very nice white, strong and completely spotless dressing, instead of frost flying away with the wind. It was just wonderful, together with all the snow.

Of course I'm not letting you die from curiosity: here are a few pictures I took. You just need to click on the one here above to see them all... Enjoy !

Monday, 11 January 2010

[Mes lectures] Les secrets des mille et une nuits, de Dalal Henry

Suite à un partenariat organisé par Livraddict, les Editions Baudelaire m'ont envoyé un livre d'un style encore différent de ceux que je vous ai présentés jusqu'ici: il s'agit cette fois-ci d'un ouvrage de recherche, d'une analyse documentaire. Je me suis proposée pour lire ce livre parce que le sujet, les contes des 1001 nuits, fait partie des nombreux trous béants dans ma culture... Je l'ai abordé sans presque rien savoir ni à propos des contes, ni à propos de la religion et culture musulmanes, et sans aucune formation en psychologie, la science sur laquelle se base cette recherche. Voici ce que ça a donné...


Résumé:

Ce livre est une thèse de doctorat de psychologie sur l'analyse des fameux contes des 1001 nuits. En disséquant les phrases, les mots, les idées et les comportements des personnages, en procédant par questionnements, ironies et étonnements, l'auteur tente d'éclaircir le monde présenté dans les contes. L'étude est centrée sur les rappors de pouvoir qui animent les différentes catégories de personnages. Elle cherche à répondre aux questions: pourquoi cette oeuvre ? Qui l'a créée ? Dans quel objectif ? Pourquoi tant de femmes massacrées ? Pourquoi nous fascine-t-elle ? Qui se cache derrière cette oeuvre et pourquoi ?


Mon avis:

Moi qui ne connaissais rien aux contes des mille et une nuits, j'ai beaucoup appris dans ce livre. Je sais maintenant que cet ensemble narratif est composé d'un conte-cadre, expliquant comment Shahrazâd en vient à raconter pour sauver sa vie; j'ai appris qu'il n'y avait pas 1001 contes mais seulement 111, certains racontés en plusieurs fois; j'ai appris que de nombreux contes s'imbriquaient les uns dans les autres, lorsqu'un personnage d'un conte se met à en raconter un autre. Heureusement pour moi, l'auteur consacre une petite centaine de pages à résumer les contes en question, ce qui m'a permis de comprendre l'analyse par la suite. Mais je n'ai pas manqué d'être surprise: ces contes sont tous si bizarres, si peu féériques bien que pleins de magie, ils sont très loin de tous se terminer heureusement ou d'obéir à une logique que je considérerais comme morale, certains sont carrément révoltants. Ils s'imbriquent les uns dans les autres d'une façon qui n'est pas toujours facile à suivre, mettent en scène des tas de personnages humains ou non, et en fin de compte on a parfois tendance à s'y perdre; comme dit l'auteur:
"Les récits ont également un aspect négatif, car les contes qui se suivent les uns les autres ne laissent aucun espace de réflexion. L'individu submergé par la parole se perd dans les identifications successives, n'a pas le temps de se retrouver, devient passif."
Même si je ne savais pas grand-chose sur ces contes, certains ne m'étaient pas inconnus: l'histoire de Sindibâd (Sindbad) le marin me disait quelque chose, par exemple, et des bribes d'autres contes ont été réutilisées dans des films ou d'autres oeuvres. Mais la grande majorité de ces histoires m'étaient inconnues et certaines m'ont franchement choquée. Beaucoup de meurtres, de condamnations à mort, de viols, d'injustice, des femmes rabaissées, battues en toute impunité, des pauvres volés... Il faut un peu de temps pour s'habituer à ça ! Pour vous donner un petit exemple, voici une partie du conte intitulé "Histoire du roi 'Umar et de ses deux fils":
'Umar Al-Nu'mân, était le roi de Bagdad. Il était très puissant et son royaume s'étendait de l'est à l'ouest. Il avait quatre épouses et trois cent soixante concubines. Une seule de ses concubines lui avait donné un fils, Sharkân, toutes les autres étaient stériles.
Sharkân était un excellent cavalier, très courageux et connu dans le monde entier pour ses exploits militaires. (...)
Abryza, la fille du roi Grec, était une excellente cavalière. Elle se mesura à Sharkân au combat et tomba amoureuxe de lui. Elle quitta son pays et son royaume pour le suivre. Elle s'installa chez son père le roi 'Umar. Ce dernier était également épris d'elle, mais elle se refusa à lui. Alors sur le conseil de son vizir Dandân, il l'endormit et la viola.
Enceinte de ce viol, elle décida de fuir. Elle partit avec une jeune esclave sous la garde d'un esclave du roi. En route, elle fut violée et tuée par l'esclave qui la gardait.
L'enfant fut récupéré par le roi grec, son père. (...)
Du coup, après avoir lu ces contes et l'introduction qui relève toutes les injustices et bizarreries du conte-cadre, on a très envie d'en savoir plus: quel peut bien être le sens de toutes ces histoires ? Pourquoi s'est-on amusé à inventer un tel ensemble d'aventures surréalistes et cruelles ? Comment ont-elles pu devenir si populaire et survivre pendant des siècles de transmission orale ?

C'est là que l'auteur nous apporte des réponses à nos questions. Elle décortique la culture derrière ces histoires, analyse les personnages, leurs comportements et leur signification. Elle constate puis interprète de façon très crédible. Au fur et à mesure, on se rend compte que toutes ces histoires apparemment sans liens font en réalité partie d'un ensemble, qu'on peut diviser leurs composants en catégories. Voici par exemple ce qui est dit de deux catégories de personnages:
"Les personnages qui sont nommés par leurs métiers ou autre signe distinctif forment une classe sociale sans grande importance. Ils n'influencent en rien le cours des choses. Ils sont très peu respectés car les autres se moquent d'eux à chaque occasion. Ils sont considérés comme des simplets ou des imbéciles qui sont prêts à tout croire. Ils sont pauvres, mais il n'y a pas d'hésitation lorsque l'occasion se présente pour quelqu'un, de les voler, ou les rendre encore plus malheureux. Ce qui n'empêche que certains d'entre eux peuvent devenir riches par miracle et rois."
"La première disposition des femmes mariées semble être la trahison. Elles sont prêtes à tromper leurs maris à tort et à travers. Elles étaient jeunes, belles et séduisantes, mais après le mariage, elles n'attirent plus; par contre, elles subissent le charme des jeunes hommes et cherchent à les séduire. Elles sont menteuses, inventrices d'histoires impossibles à croire, rusées et par-dessus tout, elles sont mauvaises conseillères."
Avouez que c'est assez révoltant; et pourtant, l'analyse va nous prouver que tout ceci a un sens, qu'un message passe au travers de ces caricatures. L'auteur détaille les images du pouvoir, les figures des héros, les thèmes d'ordre social, psychologique, ou de types "croyances". Le tout sans être trop scientifique, dans un language clair et accessible à tous (même si quelques tournures de phrases un peu bizarres - comme "certains d'entre eux peuvent devenir riches par miracle et rois" - me font penser que l'auteur n'est pas francophone de naissance). Ce n'est pas une lecture de type divertissant, mais c'est extrêmement instructif de plonger dans cette culture si différente, de s'immerger dans une autre façon de penser. Ca se lit chapitre par chapitre, par petites gorgées pour ne pas se perdre et pour aborder une problématique à la fois. Au final, les questions sont résolues, et même si on n'adhère pas aux principes moraux mis en valeur, on est très satisfait de l'analyse.

Voici donc un livre qui vous plaira si comme moi vous êtes curieux de découvertes et avides de connaissances, un livre de référence original dans une bibliothèque. Je remercie donc tout particulièrement les Editions Baudelaire de me l'avoir fait découvrir.

Vous trouverez sur la page Bibliomania du livre ses références complètes et les critiques d'autres lecteurs.

Saturday, 9 January 2010

5 choses que j'aime en hiver / 5 things I like in winter

Quelques jolies choses que j'aime en cette froide saison...

1. Le bruit particulier de la neige sous les pas, surtout quand on est à plusieurs: scritch, scritch.

2. Les éclairs bleus que font les caténaires des trains quand il fait froid.

3. Les magnifiques couchers de soleil bleus et rouges sur le paysage blanc.

4. Ouvrir la bouche et avaler les gros flocons qui tombent.

5. Avoir le droit de porter un bonnet de laine rose avec un gros pompon sans avoir l'air ridicule...





A few cute things I like in this cold season...

1. The particular sound of steps on the snow, especially when several people are walking: scritsh, scritsch...

2. Blue lightenings produced by trains' catenaries when it's cold.

3. Wonderful blue and red sunsets on a white background.

4. Keeping my mouth open to swallow big snowflakes.

5. Wearing a pink woollen hat with a big pompom without looking ridiculous...

Thursday, 7 January 2010

Avatar

Ca y est, je l'ai vu, le film événement de ce début d'année ! L'oeuvre à ne pas rater, la séance qu'il faut réserver à l'avance pour avoir une chance de trouver une place, le premier film que s'autorise James Cameron depuis "Titanic"... Et une révolution technologique que j'ai eu l'occasion de voir en VO et en 3D, qui plus est. Je crois que c'est ma première critique de cinéma sur ce blog, mais voilà un avis que je ne pouvais pas manquer de vous donner !




Résumé:

Dans un futur de conquête spatiale, le caporal Jack Sully, ex-marine hémiplégique, est envoyé sur la planète Pandora où un consortium humain extrait un minerai précieux. La planète est habitée par un peuple d'êtres bleus, les Na'vi, qui vivent à la façon des indiens d'Amérique et en communion avec leur environnement magnifique. Une scientifique renommée, docteur Augustine, a réussi à créer des corps de Na'vi en leur ajoutant l'ADN d'un humain particulier, lequel peut ainsi entrer en communion avec le corps et l'utiliser pour se mêler aux indigènes; ce sont les avatars. Jack Sully est appelé à utiliser l'avatar de son frère jumeau décédé récemment et commence ainsi une vie très particulière au milieu des Na'vis, un peuple magnifique mais en danger...


Mon avis:

Je dois dire que j'étais curieuse mais pas plus enthousiaste que ça à l'idée d'aller voir ce film. Les critiques étaient à peu près unanimes pour vanter les superbes images et la prouesse technologique du film, mais déploraient généralement un scénario peu intéressant. Et je dois avouer que les scénarios hollywoodiens, ça commence tout doucement à me taper sur les nerfs. On dirait que quelque part, quelqu'un a écrit un gros manuel intitulé: "Règles absolues pour les scénarios de films à l'américaine". Il est probablement divisé en chapitres: 1. Le thriller humoristique, 2. La comédie romantique, 3. Le film catastrophe/fin du monde, 4. La comédie tout court... Et pour chaque style, on y indique à quoi doivent ressembler les personnages (plusieurs options), comment doit rebondir le scénario (règles générales à adapter suivant les cas), où doit intervenir l'humour et sous quel mode, ce genre de choses. Toutes les recettes y sont et il n'est plus permis d'en dévier d'un iota, d'ailleurs pourquoi le faire puisque ça marche... Mais pour nous pauvres spectacteurs, quel sentiment de répétition !

Il faut bien avouer que les scénaristes d'Avatar ont largement pioché dans le manuel. Dès le début on sait qui est le méchant, qui est le gentil, qui est le héro et d'où vont venir les problèmes. On ne peut pas deviner précisément toutes les péripéties mais on a une idée générale de comment ça va se dérouler et se terminer. Le scénario n'apporte d'ailleurs, en soi, aucune idée originale: c'est un mélange de Pocahontas (pour le choc des cultures), de Matrix (pour le principe de l'avatar), de Jurassic Park (pour les combats avec les bêbêtes), le tout assaisonné du piment de la science-fiction et saupoudré d'une touche de film de guerre. Les thèmes abordés sont à la mode: communion avec l'environnement, auto-flagélation pour nous méchants humains uniquement intéressés par le profit, respect des populations tribales et des coutumes ancestrales, le gentil scientifique face au méchant guerrier, ce genre de choses. Beaucoup de déjà vu, en soi.

Là, vous êtes normalement convaincus que ma critique sera au final très négative. Eh bien non, parce que j'ai découvert un effet scénaristique que je ne connaissais pas encore: l'"effet conte de fées". Un conte de fée, finalement, c'est comme un scénario hollywoodien: on sait très vite qui est le méchant, qui est le gentil, et comment ça va se terminer. Mais on plonge quand même, à cause du monde magique qui est créé pour l'occasion: les animaux qui parlent, les accessoires magiques divers, les objets ensorcelés, les maisons en bonbon... On se retrouve dans un univers semblable au nôtre mais aussi différent, original et envoûtant. Et l'histoire passe presque au second plan, c'est le monde qui nous ensorcelle.

Avec Avatar, j'ai vécu cette sensation de plein fouet. Dès qu'on entre dans le monde sauvage de Pandora, je me suis sentie submergée par cette sensation magique de découvrir un monde féérique. Les décors sont éblouissants, les Na'vis ressemblent à des elfes, la végétation et les animaux sont des merveilles naturelles terriennes améliorées puissance dix, les scènes surréelles de beauté même au plus profond de l'action... J'ai été tout simplement époustoufflée, et le côté prévisible de l'histoire est largement passé au second plan: tout ce qu'il me fallait, c'est suffisamment d'événements pour donner un sens au film, et je l'ai eu. Je ne me suis pas ennuyée une minute (pour un film de 3h, quand même), même si quand j'essaie de résumer le scénario a forteriori, je n'y trouve rien de consistant.

La technique de pointe mise en oeuvre n'y est pas pour rien. Les avatars et les Na'vis sont excessivement crédibles. Je n'ai aucune idée de comment ça a pu être réalisé, mais c'est totalement époustoufflant. Pas un mouvement qui ne semble bizarre, pas un gros plan qui révèle un masque, pas la moindre sensation d'artificiel: ce peuple existe réellement, avec sa grâce et sa légèreté. Le monde dans lequel il évolue aussi. Tout l'ensemble est pensé pour créer de la beauté à partir de tout: les plantes sont belles, les animaux les plus bizarres sont beaux, les dragons ont des ailes de papillons et les Na'vis des yeux de chats, tout est différent et étrangement familier à la fois. On voudrait y être pour du vrai.

Je vous conseille d'aller, comme moi, voir ce film en 3D: c'est une expérience inoubliable. Il est loin le temps où les acteurs s'amusaient à envoyer tout un tas de trucs vers l'écran dans le but unique de faire sursauter le spectateur. Ici, la 3D n'est en rien exagérée, mais c'est un atout immense pour un film de ce genre. La technique est parfaitement maîtrisée, et malgré les lunettes ont oublie tout de suite le côté artificiel qui gêne parfois la vue. Ici, on est juste dans le film, au sens géographique du terme. Les montagnes apparaissent au loin tandis que l'acteur est seulement à quelques mètres de nous, les petites graines d'arbre magiques nous tombent quasiment sur les genoux, la pluie de cendre nous donne envie de nous frotter les cheveux; c'est tellement réaliste que, détail amusant, les sous-titres sont obligés de se décaler sur le côté de temps en temps pour ne pas entrer en collision avec un objet qui se trouverait au premier plan. Jusqu'ici j'étais à moitié convaincue par le cinéma en relief que je trouve parfois un peu trop surfait, mais dans ce cas-ci je suis totalement séduite.

Au total, je suis sortie de la salle absolument émerveillée. Il me faut toujours pas mal de temps pour "sortir" d'un film qui m'a plu, mais cette fois-ci, le choc a duré plusieurs heures et j'en ai rêvé la nuit. J'ai à la fois envie de retourner le voir et peur de ne plus vivre la féérie une deuxième fois; je suis triste aussi de savoir qu'un tel film perd la moitié de son intérêt s'il n'est pas vu au cinéma et en relief, ce qui donne à cette expérience le sentiment d'un moment unique qui a déjà passé. Profitez-en, vous qui avez encore à le vivre...

Wednesday, 6 January 2010

Bonne année ! Happy New Year !

Après une longue pause sur ce blog due à des congés de Noël très occupés, je m'en reviens vous souhaiter à tous une très heureuse année 2010 ! J'espère que vous vous lancerez comme moi dans cette nouvelle décennie avec confiance et appétit, prêts à dévorer chaque opportunité. Il y a dix ans nous célébrions tous l'arrivée d'un nouveau millénaire, et je n'imaginais pas me retrouver où je suis maintenant. Aujourd'hui n'est pas l'heure des bilans mais celle des projets et des rêves, et j'espère que dans dix ans nous pourrons tous nous dire que nous sommes un peu plus près de les réaliser !

En attendant je commence cette année avec quelques bonnes résolutions, comme celle de continuer à partager avec vous via ce blog qui dans quelques semaines fêtera sa deuxième année... Et j'espère que vous continuerez à prendre plaisir à me lire ! Bonne année à tous !



After a long break on this blog due to very busy season's holidays, I come back to wish you a very happy year 2010 ! I hope you'll dive in this new decade with trust and apetite, ready to devour every opportunity. Ten years ago we celebrated the start of a new millenium, and I had no idea I would end up where I am now. Today is no time for looking back but for planning and dreaming, and I hope that within ten years we will all be able to say we are a little closer to fulfilling those plans and dreams...

Meanwhile I start this year with good resolutions; one of them is to go on sharing through this blog which is about to celebrate its second birthday... And I hope you will continue enjoying my writing ! Happy new year to all of you !